Presse

Télérama - 2 dec 2015

Brigitte Fontaine & Les Musiques à ouïr

Voir Fontaine sur scène avancer à pas feutrés, esquisser une danse ou se lancer dans une intervention inattendue, relève d'une expérience sensorielle inoubliable, car on ne sait jamais ce qu'elle nous réserve. La voilà de retour avec ses chansons revisitées cette fois en compagnie de la fine équipe des Musiques à ouïr. L'occasion de l'entendre chanter entre autres avec Loïc Lantoine, qu'on adore.

Marie-Catherine Mardi.


Le Monde -  30.05.2015

Brigitte Fontaine, déesse tutélaire du festival « La voix est libre »

Déesse de la nuit, radicale égérie de «La voix est libre» (festival hors norme, énorme, anormal), Brigitte Fontaine – chamboulement de programme aidant – a donné un récital sans exemple, même dans son propre parcours, sous le chapiteau rouge sang du Cirque électrique (porte des Lilas, Paris 20e). 

C’était le 27 mai, la deuxième soirée du festival organisé jusqu’au 30 mai (date de la soirée de clôture, aux Bouffes du Nord) par Jazz nomades, où l’on prendra le mot de jazz dans sa splendeur impure et alchimique. 

Ecrin flamboyant à la prestation de la diva des rires et des emportements (allusion de serre-tête, lunettes rondes noires, falbalas remarquables, mi-pantalon, mi-robe) : La Campagnie des musiques à ouïr – cornaquée par Denis Charolles, mais tous sont à citer à l’ordre de la nation universelle, notamment ces génies de la voix dans le répertoire de la Dame de la nuit, Oriane Lacaille et Loïc Lantoine. 

Dans son dernier opus, Un vitrail de plus (Archimbaud éditeur, 2015), Brigitte Fontaine décrit ainsi la Reine du Mardi Gras : « Ses anges étaient légers, mais elle voulait souvent mourir. Surtout lorsque des malveillants disaient qu’elle était un génie, ce qui faisait peur à tout le monde et qui était complètement faux. La Reine du Mardi Gras était une conne, un point c’est tout. » 

Francis Marmande.


Jazz Magazine - Jazzman mardi 3 mars 2015

GRANDS FORMATS À La PHILHARMONIE de Paris

A la Philharmonie, le week end Grands Formats touchait à sa fin avec, et nous n’en attendions plus qu’une fantaisie orchestrale et chorégraphiée imaginée à l’intention de toutes les oreilles à partir de 4 ans par Denis Charolles pour ses Musiques à ouïr autour deL’Enfant et les sortilègesde Maurice Ravel, affichant “complet” à l’ancienne salle de la Cité de la musique désormais rebaptisée Philharmonie 2 (pour l’associer, tout en la distinguant, à la nouvelle salle dessinée par Jean Nouvel). La veille, une double affiche également à guichets fermés annonçait Ping Machine de Fred Maurin etLa Fête à Bobbyde Jean-Marie Machado avec son orchestre Danzas et le chanteur André Minvielle. 

 Franck Bergerot 


Jazz Magazine - Jazzman Vendredi, 07 Juin 2014 09:17 | Écrit par Thierry Quénum

JAZZDOR - STRASBOURG/BERLIN, 2° soirée. Berlin, Kesselhaus, Kulturbrauerei

 

 

Actuum : Benjamin Dousteyssier (ts), Louis Laurain (tp), Ronan Courty (b), Julien Loutelier (dm) ; Denis Charolles (dm, tp, tb…), Maggie Nicols (voc), David Chevallier (g) ; Heinz Sauer/Daniel Erdmann « Special Relativity » : Sauer, Erdmann (ts), Johannes Fink (b), Christophe Marguet (dm). 

Pour cette deuxième soirée, on fait dans le jeune en ouverture. Actuum, un quartet ornettien qui a le vent en poupe, démarre la soirée. C’est aussi ornettien que l’instrumentation pouvait permettre de le supposer et on reste aux aguets car ce type de démarquage/copiage a abondamment été effectué au cours des décennies précédentes.  

De fait, on restera sur une impression mitigée. Il y a indéniablement ici un potentiel qui ne demande qu’à être exploité. Chacun des membres du combo est un instrumentiste talentueux. Mais la mayonnaise peine à prendre, sans doute entre autres parce que la fraîcheur du quartet mené par Ornette et Cherry s’est perdue en route. De cette « fraîcheur » — qu’on pourrait attendre de la jeunesse, justement — ne reste guère qu’une réplique appliquée du modèle originel. Une surdose de savoir-faire qui se cherche un but et un objet et qui n’a réussi, en empruntant la voie ornettienne, qu’à s’enfermer dans une impasse dont on espère que ces élèves doués sortiront au plus tôt. 

« Magie » Nicols, le jeu de mots est facile et tentant, mais il est vrai que la grande Maggie (d’Ecosse, et non d’Angleterre, comme elle se plaît à le rappeler) est une sacrée enchanteresse, qu’elle chante, esquisse quelques pas de claquettes ou simplement bouge sur scène. Son association avec Denis Charolles et David Chevallier — deux magiciens itou, à leur manière — débouche sur un des trios les plus étranges et charmeurs qu’on puisse imaginer. D’un scat déjanté mêlé de bruitages acoustiques et électriques de ses comparses à un « Superstition » revisité trash ou un « I’ve been lovinyou too long (to stop now) » poignant, en passant par un parlé-chanté (Schprechgesang, en allemand) poétique et véloce, tous trois nous baladent au fil d’un répertoire improbable où les timbres vocaux et instrumentaux (rappelons que Charolles est un multi-instrumentiste invétéré) les plus inattendus nous sautent aux oreilles au moindre détour du chemin. Rock ? Jazz ? Free ? Soul ?… on s’en fout ! Ca balance, ça part dans tous les (bons) sens ou ça vous noue la gorge, et c’est tout. 

Avec le quartet à deux ténors d’Heinz Sauer et Daniel Erdmann, que complète Johannes Fink et Christophe Marguet, on retrouve un format « ornettien », mais avec une maturité, une distance par rapport au "modèle" et une puissance de feu qui réjouissent d’emblée les oreilles. Pas besoin de crier : « Du gros son ! », il est là dès les premières mesures et se décline en gros son rageur, feutré, épais, subtil, énorme, tendre… Bref en une infinité de variantes au fil des unissons ou des improvisations d’Erdmann et de Sauer — qui, décidément, devrait venir plus souvent en France pour jouer, animer quelques workshops diriger deux ou trois master-classes, au CNSMP par exemple, que sais-je ? — de Fink ou de Marguet. Ces deux-là forment d’ailleurs une paire rythmique phénoménale d’unité dans la pulsation et de beauté dans le son. Deux souffleurs du calibre de Sauer et Erdmann ne peuvent guère qu’être portés par un tel tandem. Entraînés, propulsés à des sommets d’inspiration qui laissent le public sur le flanc, rompu, ravi, hébété, exsangue… (n’ayons pas peur des mots !) 

Thierry Quénum 

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L'Hebdo au service du Cher, n°1857, du 24 au 30 Octobre 2013

Georges Brassens parmi nous avec "Les Etrangers familiers"

"Tout est formidablement travaillé et terriblement tonique. En  invitant pour deux soirs à l'auditorium ces "Etrangers familiers" pour Un salut à Georges Brassens, l'équipe du MCB a fait le bon choix. Chaque chanson est revisitée, voir totalement recréée, traitée et instrumentée différemment, mais en restant respectueusement fidèle à l'esprit poétique et en mettant bien en valeur la richesse mélodique du grand Georges. Une véritable réussite vraiment, applaudie à sa juste valeur par un public enthousiaste. On ressort ému, tout requinqué, et oublieux des morosités. Notre Brassens était bien là avec nous et je pense qu'il était heureux."

Marcel Bouchard


Le Berry Républicain, 19 Octobre 2013

Le poète n'est pas mort, ses chansons émeuvent encore

"Le choix judicieux de titres parus entre 1955 et 1972 a chatouillé les mémoires et fait briller quelques pépites. Sur des orchestrations jazz, voire free-jazz à grands renforts d'instruments à vent, l'espièglerie d'Eric Lareine, et la voix rocailleuse de Loïc Lantoine, ont fait merveille. Le plaisir, l'inventivité de l'accompagnement musical donnait envie de les embrasser tous ces musiciens, de chanter en choeur avec eux... (...)".

David Angevin


Le Monde, 27 Août 2006

Denis Charolles, percussionniste en Charolais

« Lunettes, mèches, grand diable, Denis Charolles, la trentaine, remue. A la ville, il est un percussionniste réservé, un peu gauche, assez d'extrême gauche, mais à l'amiable. En scène, vendredi 25 août, malgré ses clowneries, il dégage un sous-air de vrai sérieux. (...) »


Citizen Jazz, 18 octobre 2004

La Campagnie des Musiques à Ouïr & Heavy Spirits - ! Rendez-vous ?

« Rencontrer Denis Charolles, c’est tout d’abord accepter de laisser tomber les préjugés. (...) »


Jazzman, Juin 2003

La Campagnie des musiques à ouïr : Ouïrons nous

« C'est un album d'instantanés auditifs. Il y en a quinze dans toutes les poses, avec "percutterie", casquette, flûtiaux, des amis comme Yvette Horner ou le pianiste Malcolm Braff et des grandes figures tutélaires comme le maire de Tartaras ou Robert Desnos (...) »

Nicolas Brémaud


L'Humanité hebdo, 17 et 18 Mai 2003

Ouïr pour se réjouir

« La Campagnie des musiques à ouïr à fait la java à l'occasion de son nouveau CD Ouïrons nous (Labelouie/Abeille), auquel participe l'accordéoniste culte Yvette Horner, Arthur H, (...) le pianiste Malcolm Braff, etc. (...) »