DUKE & THELONIOUS

 

 


 

 Nouvel Album (2018)

Soirée SORTIE DE DISQUE

Mardi 21 Novembre à PARIS 

à 20H30

au studio de l'Ermitage rue de l'ermitage Paris 20é arrdmt

Merci à tous les contributeurs !!

 

 

Un fabuleux voyage au cœur de l'histoire de la musique Jazz,

avec la créativité jubilatoire qui les caractérise.

" Place est offerte à l’improvisation au sein d’une écriture précise sans en avoir l’air : ça coule, ça roule, ça swingue et ça se vit musique "

Distribution artistique :

Denis CHAROLLES : Batterie, arrosoir, graviers, percutterie, clairon et embouchures à bouches - Julien EIL : Flûte traversière, saxophone baryton, clarinette basse - Aymeric AVICE : Trompette - Thibault CELLIER : Contrebasse -Gueorgui KORNAZOV : Trombone- 

Hugues MAYOT : Saxophone, clarinette - Raphaël QUENEHEN ou Matthieu METZGER: Saxophone baryton, alto, sopranino -

Didier ITHURSARRY ou Christophe GIRARD, accordéon

A propos...

Monk et Ellington, deux pianistes, deux grands compositeurs : Ellington, alias the Duke, l’élégance faite swing et mélodie, la luxuriance du Big Band… Thelonious Sphere Monk, l’originalité absolue, l’âpreté faite poésie…
Fille du blues et de la musique européenne, le Jazz fut une des grandes  découvertes artistique du 20ème siècle, portant en elle une culture ancestrale du rythme et la magie de subtiles arrangements et orchestrations.

Plus qu’une relecture, Denis Charolles nous invite à une fête, un pas de danse, une course poursuite funambulesque au milieu des joyaux de cette musique. Une mélodie, un rythme et c’est notre mémoire qui s’affole : In a sentimental Mood, Crépuscule With Nellie, Epistrophy, Sophisticated Lady, Braggin’n Brass, Concerto for Cottie !

Denis Charolles et ses complices vivent la musique avec un appétit féroce, une relation forte et contagieuse avec le public.

Duke & Thelonious - un voyage créatif, à la fois joyeux et exigeant, qui se vit comme une fête, comme un pas de danse, comme une course poursuite effrénée à travers les joyaux de cette musique.

Son : Cédric LE GAL
Lumière : Michaël DEZ
Régie : Romy DEPREZ

Une coproduction Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau (2011) - Soutenu par la Drac Haute Normandie, la Région Haute Normandie et la Spédidam. spectacle soutenu par l'Odia Normandie.
© Photos : Jacky Cellier & Marc Ginot 

 

 

Pour les écouter : https://soundcloud (l'un des concerts les plus réussis de l'ensemble lors du festival de Millau)

 

Histoire du projet

 C’est pour donner suite à l’aventure des Etrangers Familiers et dans le cadre d’un « compagnonnage » qu’Yvon Tranchant, directeur de la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau, m’a donné Carte blanche pour une troisième création.

Nous nous sommes mis d’accord autour de l’œuvre de deux géants du Jazz : Duke Ellington et Thelonious Monk.

Il s’agit aussi d’un pan important de mon histoire : le jazz, c’est une musique qui jalonne une vie faite de rencontres et d’aventures humaines très riche.

Ellington, c’est le big band par excellence, la puissance mais aussi la subtilité d’une écriture de génie mise au service d’un orchestre exceptionnel. En 1931, sur Créole Rhapsody, Arthur Whetsol, Freddy Jenkins ( trompettes), Tricky Sam Nanton, Juan Tizol (trombones), Johnny Hodges ( sax alto, sax soprano, clarinette), Barney Bigard (clarinette, sax tenor), Harry Carney ( sax baryton, sax alto,clarinette), Duke Ellington ( piano), Freddy Guy ( contrebasse), Wellman Braud ( contrebasse), Sonny Greer ( batterie, chant).
C’est avec une joie de gamin que je me suis mis au travail durant l’été 2010 à chercher à “repiquer”, à adapter la version de Créole Rhapsodie du 11 juin 1931 pour La Grande Campagnie des Musiques à Ouïr. Quel bonheur de chercher des combinaisons de sons qui puissent redonner vie à tant de mélodie et de vibrations. Pensées émues à ma compagne Aurélie Saraf pour sa présence et son écoute tout au long de ce travail. 
Il s’agit ici d’une très belle suite où l’on découvre à quel point le Duke aime tant jouer sur une mélodie qui ne cesse de revenir au point où l’on se demande comment la pièce pourra finir ?  Dans mon adaptation, j’ai choisi de raccourcir ce dénouement.
S’ensuit, lors de notre concert, une adaptation du fameux Koko, emblématique de l’esprit « Jungle » de l’œuvre du Duke.
Pour le coup, j’ai choisi de jouer sur des mesures un peu plus complexes en gardant l’esprit « danse »  puis le blues mineur caractéristique de la pièce originale, mais cette fois-ci, en 7/4, s’ensuit un truc un peu plus complexe, polyrythmie urbaine  que je n’ai pas fini d’orchestrer pour finir sur une citation de « in a sentimental mood »

Thelonious Monk , est un visionnaire, un précurseur qui a ouvert un vaste champ de possibles  que nous continuons d’explorer aujourd’hui. Son album «  Alone in San Francisco » est une pièce maitresse dans l’histoire du jazz. Le recueil de partitions que l’on peut trouver assez facilement est une source inépuisable de trouvailles et d’inspiration. C’est un peu comme un recueil de poésies…
Une des pièces sur lesquelles je me suis bien amusé, c’est «  Evidence » , pièce « injouable » comme on dit, j’ai choisi de partir de la numérologie des espaces rythmiques entre chaque note du thème puis de ré-ecrire à partir de cela …c’est jouissif et un peu intélo.
Sur Little Rootie Tootie, j’ai voulu accentuer le côté péchu de l’intro avec des subtilités rythmiques, et dans le thème lui  redonner de la tension sur les A puis détendre les B, s’ensuivent des solos sur la base de l’Anatole bien trafiqué !!! on s’amuse comme des fous, clin d’œil à Julien Eil, qui, comme à l’habitude m’assiste dans les trafics rythmiques des adaptations des Musiques à Ouïr.

L’incursion d’Epistrophy au beau milieu du spectacle « les Etrangers Familiers » apporte un vent de délire qui rassemble les esprits à la fête.

Un grand merci à toute l’équipe de la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau qui nous a accueilli et accompagné lors de la création de ce spectacle. Un grand merci à Bertrand Couloume qui m’a permis de découvrir la musique de Duke Ellington lorsqu’il m’a proposé de sonoriser le big band Christian Garros et par la même Rémi Biet.

Un clin d'oeil à Fred Gastard, Vincent Peirani, Mathias Mahler, Sylvain Bardiau, Rémi Dumoulin qui ont participé à la "première équipe" de cette création.

je tiens à les saluer pour leur forte personalité musicale qui a beaucoup apporté à ce projet.

Denis Charolles

Extrait de presse

 

L'HERAULT DU JOUR
[...] Revisitée, fourmillant de surprises, d’arrangements d’une grande maitrise, la musique de Denis Charolles et sa formation rendent un hommage joyeux et survolté à leurs ainés. Ça swingue, c’est jouissif et poétique à la fois. Pour ce spectacle, Denis Charolles et ses complices vivent la musique avec un appétit féroce, une relation forte et contagieuse avec le public. [...]

La Manche Libre

«Pendant 1h30, avec une oreille sûre, une écriture précise, les musiciens ont plié avec ravissement leurs instruments aux inflexions des voix humaines. Avec puissance ou caresse, avec joie ou tristesse, avec souffle ou silence, sur des rythmes parfois appuyés, les huit excellents musiciens ont conté une histoire et ouvert à l’imagination de vastes espaces, ceux des clubs enfumés ou des bars clandestins, ceux des bateaux ou des trains lancés à toute vitesse métissant les cultures et les peuples. Denis Charolles a décortiqué, repris, arrangé et adapté pour la Campagnie des Musiques à Ouïr des morceaux de Duke Ellington et de Thelonious Monk, recherchant avec jubilation, pour mieux les redistribuer, les combinaisons de sons, les tensions, les architectures des compositions. Tout ce travail et cette jubilation jaillissent dans le spectacle et, même si l’arrangement proposé est loin du morceau d’origine, il y a beaucoup de vie dans ce Duke & Thelonious, de fascination pour le jazz, d’envie et de complicité sur scène, de plénitude dans les sons." 

 Jazzmagazine

Belle découverte que ce double hommage à Thelonious Monk et Duke Ellington admirablement distancié. D’abord parce que c’est une bonne idée que de rapprocher les grâces iconoclastes de ces deux musiciens. Ensuite, parce que les quatre compositeurs qui ont signé les partitions de ce projet ne se sont pas contentés d’arranger les originaux mais ce sont livrés à un véritable travail d’écriture où l’on reconnaîtra au passage quelques lignes mélodiques (comme des fils dépassant d’une trame inconnue et sur lesquels les connaisseurs tireront s’ils le veulent), quelques couleurs rythmiques ou orchestrales, voire l’évocation de quelques scénarios, mais guère plus. En contrepartie, ils n’ont ménagé ni l’encre ni la plume au profit de partitions étoffées mais sans surcharge, denses et légères, jouant avec beaucoup d’imagination sur l’apparition de nouveaux motifs et sur leur développement, sur les échanges polyphoniques et les associations de timbres."  Franck Bergerot

Télérama

"La Campagnie des musiques à ouïr, c'est d'habitude les quatre allumés du jazz Denis Charolles (batterie, percussions, trombone, arrosoir, objets hétéroclites, voix), Julien Eil (saxophone baryton, clarinette basse, flûte traversière), Frédéric Gastard (saxophone basse, ténor, soprano, synthé), François Pierron (contrebasse), mais il peut y avoir des changements. Sur des compositions d'Ellington et de Monk, ils ont quelque chose à dire et le disent à qui veut les écouter. Vous, par exemple." Michel contat 

La Marseillaise

Duke Ellington, Thelonious Monk, deux monstres sacrés, immenses compositeurs et pianistes passeront ainsi au tamis musical de la Grande Campagnie des Musiques à Ouïr. Les dix musiciens établissent un chassé-croisé, une course poursuite jubilatoire et funambulesque dans le répertoire de ces deux monuments du jazz : Ellington, alias « The Duke », l’élégance faite swingue et mélodie, la luxuriance du bigband. Thelonious « Sphere » Monk, l’originalité absolue, l’âpreté faite poésie. Revisitée, fourmillant de surprises, d’arrangements d’une grande maitrise, la musique de Denis Charolles et sa formation rendent un hommage joyeux et survolté à leurs ainés. Ça swingue, c’est jouissif et poétique à la fois. Pour ce spectacle, Denis Charolles et ses complices vivent la musique avec un appétit féroce, une relation forte et contagieuse avec le public." 

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