circuit breath avec Isabelle Duthoit / Alen Sinkauz / Nenad Sinkauz

Mardi 13 Octobre 2026 - 20h30 - 22h00
Fort de Tourneville, 55 Rue du 329ème Régiment d'Infanterie (RI), 76620 Le Havre,
Isabelle Duthoit – voix
Alen Sinkauz – basse électrique, électronique
Nenad Sinkauz – guitare électrique et MIDI, électronique en direct
 
La première rencontre scénique entre la chanteuse expérimentale française Isabelle Duthoit et les frères Sinkauz a eu lieu en 2024 au Musée d’art contemporain de Zagreb, dans la salle Gorgona, à l’occasion du concert audiovisuel Refractions, inspiré du poème d’avant-garde de Mallarmé « Un jet de dés n’abolira jamais le hasard », en collaboration avec le réalisateur de films expérimentaux Vladislav Knežević.
La veille, ils avaient enregistré l’album *Circuit Breath*, sorti en vinyle chez Kopaton Records. Des extraits de ce même album, réédités par l’ingénieure du son Marijana Begović, ont été transformés en une œuvre radiophonique expérimentale intitulée « Mallarmè sonore », qui a remporté le prestigieux prix EBU Palma Ars Acustica en 2025.
 
 
 
L’album *Circuit Breath* marque une nouvelle aventure musicale pour ces trois artistes, où improvisation, électronique et voix fusionnent en un organisme sonore unique.
 
« Au cœur de ces cavités, au cœur de ces fractures, le souffle devient le véritable protagoniste de l’album. *Circuit Breath* ne se contente pas de l’explorer : il le réinvente. Ici, le souffle dépasse la physiologie ; il devient une interface. Un seuil poreux où le tremblement du corps rencontre le frisson du circuit.

Lorsque Duthoit inspire de manière audible et que le son électronique reproduit alors ce geste comme un écho mutant, on se sent englouti au sein d’un double organisme. Une créature hybride, mi-chair, mi-circuit. Dans cette marge — où le souffle devient impulsion et l’impulsion devient souffle —, l’album trouve son point chaud, son centre de gravité instable. 

Telle est la matière vivante de *Circuit Breath* : un son qui ne séduit pas, mais qui grave. Il ne divertit pas ; il laisse des marques, des traces, des éraflures, des échos. Puis il disparaît. Mais il ne meurt pas. Il résonne dans le film de la mémoire comme une bobine sonore hautement inflammable. »

Davide Barbarino pour le magazine *New Noise*

 

Panier

Voir votre panier.